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Le nouveau son des Beatles, la mini-jupe, les cuissardes, les cheveux longs des garçons, mai 1968 : l'incompré- hension de la génération qui a connu la guerre |
The Beatles grew their hair and created a new rock sound as the Who sang "My Generation" in 1965 ; there were some events which marked the the begining of a decade which was to be known as the Swinging Sixties and the end of the drab and dutiful fifties ; in every area, and above all in fashion, there was an exiting sense of change, characterised by a youthful frivolity and audacity : mini skirt created my Mary Quant or Courrèges in 1965, metal cloths by Paco Rabanne, blue or colored jeans, thigh high leather boots The mini-skirt & thigh boots did it all |
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La jeune génération des années soixante avait toutes les raisons de surprendre ou choquer leurs grands-parents nés au 19è siècle, ou leurs parents qui ont connu la seconde guerre mondiale ; quelle différence dans la vie quotidienne en si peu de temps, entre 1945 et 1965 ; les enfants du baby-boom écoutent le nouveau son des Beatles dans des transistors et veulent accéder à tout grâce à la croissance économique ; dans la mode les garçons imitent les Beatles en portant les cheveux longs, le jeans devient unisexe et se clorise, les filles dépensent dans le "prêt à porter", toutes sortes de nouvelles tenues révolutionnant leur apparence : mini-jupe, cuissardes, jeans moulants, le T-shirt démocratisé, les robes de métal de Paco Rabanne, les matéraux en PVC, les bottes de cheval en caoutchouc..., puis à la fin de la décade les tenues psychédéliques ou tout simplement pour la première fois de l'histoire les seins nus dans les revues de mode sur certaines plages |
Paco Rabanne a largement contribué dès 1966 à moderniser la mode grâce à ses robes et bijoux de métal ; deux pages lui sont consacrées dans ce site |
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The mini-skirt did it all ; it overthrew the autocratic rule of the Paris fashion houses ; it shocked and upset the older generation, it gave women a new sense of freedom and if combinated with black leather new thigh high boots, it was sexy beyond men's wildest dreams, bardot was it it shocked and upset the older generation |
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A l'extrême gauche, quelques-unes des audaces de la mode : les cuissardes
très hautes moulantes de l'hiver 1967-1968, les chapeaux-casque
de 1964 influencés par la conquête spaciale (voir le site
"space
on 60's"), la coupe frangée Beatles 1965
pour les filles
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| Les années soixante connaissent un bouleversement dès 1963 avec en septembre les premières cuissardes et simultanément l'invention par Mary Quant de la mini jupe ; les Beatles débordent d'innovation, pas seulement musicale, et portent les cheveux longs : stupéfaction ; les filles les portent soit longs soit à la garçonne |
above, Cardin thigh boots (1967), spoutnik influence for hats(1964), Beatles hair cut (1965). Il y eut dans les années soixante un phénomème générationnel ; quarante ans après environ, le regard que nous pouvons porter sur ces années bénéficie et pâtit à la fois du fait d'avoir vécu, jeunes, cette période ; certes des souvenirs vifs permettent d'éviter de forts contre-sens
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Avec
les Beatles musicalement, Françoise Sagan en littératture,
Jean-Luc Godard en cinéma d'auteur, Brigitte
Bardot a contribué par sa liberté à révolutionner
largement les moeurs, la mode, et l'érotisme des sixties
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Bien avant mai'68 Jean-Luc Godard avait senti une mutation culturelle the Beatles, Bardot, Godard, Sagan, Cohn-Bbendit, Quant, Courrèges, Cardin, Rabanne, Ungaro, Warhol, sont parmis les personnages qui ont changé cet aspect culturel de cette décénnie
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Du baby-boom au papy-blues N. O. Quels
sont donc les signes particuliers de cette génération du
baby-boom? N. O. Plus peut-être
que le réfrigérateur, lobjet quotidien qui sera le
marqueur du changement économique et culturel, cest le transistor,
qui à vos yeux est quasiment lélément fondateur
de la culture baby-boomer
N. O. Et sa
radio, au début des années 1960, cest «Salut
les copains». N. O. Cette
communion pop ne durera pas très longtemps. Bientôt, pour
simplifier, les enfants des classes aisées vont se tourner vers
la musique anglo-saxonne, tandis que les jeunes des classes populaires
restent fidèles à Clo-Clo... N. O. Cette
culture jeune ne transcende pas seulement les classes sociales, elle efface
les frontières: on écoute les mêmes tubes à
Londres, Berlin ou Paris. N. O. Et puis,
désormais, papa a une auto. Le baby-boomer, dès ladolescence,
va voir du pays
N. O. Est-ce
quon ne tient pas là une des clés pour comprendre
cette génération et peut-être ses engagements
ultérieurs? Dès son âge tendre, par la radio, la télé,
la voiture, lurbanisation, elle est sortie de son village ou de
son quartier pour se frotter au monde. N. O. «A
nous les petites Anglaises»... N. O. Et puis
cest 1965: «Satisfaction». N. O. Au fond,
cest pour cette génération-là, pour ces teen-agers,
quon a «inventé» la jeunesse. Elle nest
plus un stade de la vie: elle devient un modèle social, un système
de référence. Y compris pour les non-jeunes. N. O. Le «jeune»
apparaît alors assez inquiétant
N. O. Il reste
pourtant dans la culture jeune une dimension protestataire, transgressive.
Ne serait-ce que dans les audaces vestimentaires. Les cheveux longs déchirent
les familles
N. O. Mise en
scène, sur le mode collectif, du conflit de générations? N. O. Avant
dévoquer Mai-68 et le gauchisme français, le moment
symbolique de cette mue, pour une génération dont toute
lhistoire est liée à la musique, nest-ce pas
Woodstock? N. O. Et ce
que vous montrez aussi, cest que la tonalité idéologique
de Mai-68 est donnée beaucoup moins par les enfants de laprès-guerre
que par leurs aînés, les enfants de la guerre et de lavant-guerre.
Parmi les leaders de Mai-68, on ne trouve à peu près aucun
baby-booomer. N. O. Ce clivage
générationnel éclaire en fait la double nature du
mouvement de Mai: marxiste et libertaire à la fois. Les uns veulent
faire la révolution prolétarienne, les autres font un grand
monôme postadolescent pour dire merde à leurs parents, aux
vieux, à de Gaulle
N. O. Non seulement
on nest plus dans lexaltation de Mai, mais on voit déjà
sesquisser le procès de Mai, donc de la génération
de Mai
N. O. Est-ce
que ce sont les baby-boomers qui ont changé la société
ou est-ce la société qui a changé les baby-boomers?
N. O. Le procès,
pour résumer, consiste à dire que lhédonisme
de Mai-68 a débouché sur la perte des valeurs collectives,
lhyperindividualisme, la crise de lautorité, la ruine
de lécole. De «jouis sans entraves», on passe
à «tout fout le camp». Nest-il pas injuste de
limputer à cette génération, qui nétait
pas encore aux manettes dans les années 1970 et 1980? N. O. Et aussi
dans la pub, les affaires. On arrive à lautre procès,
celui que les enfants de baby-boomers font à leurs parents: cette
génération a renié ses idéaux de jeunesse,
elle sest embourgeoisée. Elle a troqué la révolution
contre des stock-options. N. O. Etait-ce
un tel choc idéologique? N. O. Au fond,
ce nest pas une génération tragique
N. O. Finalement,
ce blues des baby-boomers reflète le doute de la société
sur elle-même. Jean-François Sirinelli, 54 ans, historien, dirige à Sciences-Po le Centre dHistoire de lEurope du xxe Siècle. Il est notamment lauteur d«Aux marges de la République» (PUF, 2001) et de «Deux Intellectuels dans le siècle: Sartre et Aron» (Pluriels, 1999). «Les Baby-Boomers» (Fayard, avril 2003) est son dernier livre.
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< Interview tirée du Nouvel Observateur du 12 juin 2003, interview concernant la génération qui créa le style sixties extraits Pour plus d'informations sur l'année 1968 et les sixties, que ce soit pour l'aspect culturel, celui de la mode, des cuissardes, référez vous a la page liens de ce site For furher informations about 1968 and the sixties, for history, culture, fashion, thigh boots, old papers, go to the links page of this site Ci-dessus, jeune fille de la génération du baby boom Typical baby-boom girl in a 60's advert
La jeune génération des années soixante avait toutes les raisons de surprendre ou choquer leurs grands-parents nés au 19è siècle, ou leurs parents qui ont connu la seconde guerre mondiale ; quelle différence dans la vie quotidienne en si peu de temps, entre 1945 et 1965 ; les enfants du baby-boom écoutent le nouveau son des Beatles dans des transistors et veulent accéder à tout grâce à la croissance économique ; dans la mode les garçons imitent les Beatles en portant les cheveux longs, le jeans devient unisexe et se clorise, les filles dépensent dans le "prêt à porter", toutes sortes de nouvelles tenues révolutionnant leur apparence : mini-jupe, cuissardes, jeans moulants, le T-shirt démocratisé, les robes de métal de Paco Rabanne, les matéraux en PVC, les bottes de cheval en caoutchouc..., puis à la fin de la décade les tenues psychédéliques ou tout simplement pour la première fois de l'histoire les seins nus dans les revues de mode sur certaines plages The Beatles grew their hair and created a new rock sound as the Who sang "My Generation" in 1965 ; there were some events which marked the the begining of a decade which was to be known as the Swinging Sixties and the end of the drab and dutiful fifties ; in every area, and above all in fashion, there was an exiting sense of change, characterised by a youthful frivolity and audacity : mini skirt created my Mary Quant or Courrèges in 1965, metal cloths by Paco Rabanne, blue or colored jeans, thigh high leather boots
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